Le premier logo de Netflix en 1998 – D.R.

125 millions d’abonnés tout rond. Chiffre magique pour la firme de Los Gatos qui fête ses 20 ans cette année. Netflix a gagné 7,41 millions d’abonnés en 3 mois, dont 5,46 à l’international et 1,96 aux Etats-Unis. Plus que jamais l’international est le nouvel eldorado du leader mondial de la SVOD. 

En effet, Netflix comptabilise 68,3 millions d’abonnés en dehors des Etats-Unis contre 56,7 millions dans leur pays. Côté chiffre d’affaires, Netflix a réalisé 1,82 milliard de dollars de recettes aux Etats-Unis au premier trimestre et 1,78 milliard à l’international. Une ventilation du chiffre d’affaires encore à l’avantage du marché domestique qui supporte moins d’abonnés gratuits que le marché international et ses quelques 5 millions de comptes gratuits.

Un marché international devenu stratégique et qui oriente les actions de Netflix, à la fois dans ses choix d’achats de programmes, exclusifs ou non, mais aussi dans sa manière de gérer son marketing. Rien que pour le premier trimestre, Netflix a dépensé 480 millions de dollars, dont une large partie en dehors des Etats-Unis. 

Netflix ne pouvais pas clore le trimestre sans évoquer son bras de fer avec Thierry Frémaux à propos de leur présence dans la Sélection Officielle du Festival de Cannes : « Nous regrettons que nos films ne puissent pas concourir au festival de Cannes de cette année. Le festival a adopté une nouvelle règle selon laquelle si un film est en compétition à Cannes, il ne peut pas être visionné sur Netflix en France pendant les trois années suivantes. Nous ne voudrions jamais faire cela à nos membres français. Nous continuerons à célébrer nos films et nos cinéastes dans d’autres festivals à travers le monde, mais nous devrons malheureusement rester en dehors de Cannes pour l’instant afin que nos membres français, de plus en plus nombreux, puissent continuer à profiter de nos films originaux. »

Qu’on aime ou pas Netflix, on ne peut que reconnaitre la réussite du loueur de DVD par la poste qui fête ses 20 ans cette année. N’en déplaise aux acteurs du marché français qui préfèrent vivre dans la nostalgie d’un Canal + surpuissant et d’une chronologie des médias immuable. 








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