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Trois mois après la sortie de l’iPhone X, il est temps de faire le bilan de ce modèle tant attendu. La promesse d’Apple est la suivante, c’est écrit en gros sur la page d’accueil de son site : « iPhone X : dites bonjour au futur ! ». D’où la question à laquelle nous allons tenter de répondre dans cet article : le futur, c’est si bien ?

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L’avenir peut se résumer en quelques points : le nouvel écran Super Retina bord à bord, la caméra TrueDepth qui permet l’utilisation de Face ID, le nouveau design, la recharge par induction et les nouveaux gestes. À cela s’ajoutent les traditionnels gains en matière de performances, l’appareil photo qui gagne en qualité, une connexion sans fil plus rapide ou encore une meilleure autonomie.

Face ID : le contrat est-il rempli ?

Mickaël

Depuis que Face ID est entré dans ma vie quotidienne, je me surprends à saisir le code de déverrouillage de l’iPhone plus souvent. La reconnaissance faciale demande un petit effort supplémentaire à l’utilisateur, il faut se placer dans l’axe de la caméra TrueDepth — ce qui ne signifie pas pile devant bien sûr, mais dans le champ d’action du capteur.

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Si le smartphone est posé à plat sur le bureau, il faudra placer la tête au dessus ; si l’iPhone est placé à l’horizontale, Face ID ne fonctionne pas. En ces temps de grands froids ici au Canada, le visage est souvent couvert, ce qui empêche le bon fonctionnement de la technologie (et il est toujours aussi difficile d’entrer le code de déverrouillage avec des moufles). On peut aussi parfois pester sur le petit temps d’attente pour que Face ID remplisse son office. Tout cela peut paraître rédhibitoire, mais il faut convenir que la plupart du temps, Face ID présente un grand confort.

À la salle de sport, même avec les doigts plein de sueur, un coup d’œil suffit pour déverrouiller l’appareil. Le matin, l’alarme s’éteint dès qu’on regarde l’iPhone. Le smartphone ne s’éteint pas quand on est attentif à quelque chose. Le contenu des notifications est caché jusqu’à ce que Face ID authentifie l’utilisateur. L’identification dans les applications et sur internet est d’une facilité déconcertante, c’en est presque devenu amusant.

Tout n’est pas parfait bien sûr, mais Face ID rappelle le bon vieux temps où on ne prenait même pas la peine de créer un code pour verrouiller son iPhone… tout en conservant malgré tout une sécurité maximale.

Nicolas

Face ID me donne, dans l’ensemble, entière satisfaction et Touch ID ne me manque pas vraiment. À la sortie de l’iPhone X, j’écrivais que c’était une sécurité transparente quasiment magique dans les conditions optimales et les trois mois d’utilisation au quotidien ne m’ont pas fait changer d’avis.

Quand la reconnaissance faciale fonctionne bien, on a le même confort d’utilisation qu’un iPhone débarrassé de code, mais avec l’assurance que les données personnelles stockées sur le smartphone sont bien sécurisées. Et dans l’ensemble donc, Face ID fonctionne bien, mais il y a des cas où la fonction est défaillante. Je dois parfois saisir mon code, ce qui est frustrant, mais c’était aussi le cas avec Touch ID.

Le capteur d’empreintes ne fonctionnait pas avec un gant ou des doigts humides, deux contextes fréquents en hiver ou quand on aime cuisiner, comme c’est mon cas. Dans ces deux cas, Face ID est nettement supérieur. En revanche, la paire de lunettes de soleil que j’utilise habituellement bloque totalement la reconnaissance du visage et ça sera un vrai problème dans quelques mois.

En attendant, la principale frustration pour ma part vient en soirée, surtout quand j’utilise l’iPhone X dans le lit avant de dormir. Je n’ai plus mes lunettes et je tiens le téléphone trop près pour Face ID. Au fil des mois, j’ai pris l’habitude de l’éloigner lors de l’authentification et depuis que je sais relancer le processus simplement en baissant puis en relevant le téléphone, c’est moins gênant. Mais quand même, c’est un domaine où Touch ID ne posait aucun problème et j’espère que la prochaine génération de Face ID améliorera ce point.

Christophe

Tout comme Touch ID, Face ID était — surtout avant sa sortie — l’objet de beaucoup de fantasmes et même de critiques. J’avoue que j’étais relativement confiant dans la capacité d’Apple à proposer une technologie qui marche suffisamment bien pour se faire oublier.

Au quotidien, c’est tout de même assez bluffant de voir votre iPhone vous reconnaître de jour comme de nuit, rasé ou pas, avec une partie du visage masqué par un bonnet… Mais il ne faut pas perdre de vue que c’est un compromis. Dans certains cas, c’est plus pratique que Touch ID, dans d’autres, ça l’est moins. Mais au final, c’est le positif qui l’emporte.

Le nuage de points projeté par l’encoche de l’iPhone X. Image Oliver Thomas. Cliquer pour agrandir

Si je n’ai quasiment jamais de problème de reconnaissance, j’aimerais que Face ID soit un poil plus rapide. Je me suis également assez rapidement lassé de l’animation de Face ID qui apparaît à chaque fois que Safari veut par exemple vous identifier pour remplir automatiquement un formulaire d’identification. Heureusement, il est possible de désactiver cette fonctionnalité.

L’autre chose que j’apprécie moins avec Face ID, c’est le paiement par Apple Pay. Cela marche très bien, il n’y a rien à redire, mais c’est le fait de devoir lors d’une conversation baisser le regard pendant un instant pour déverrouiller l’iPhone. Mais c’est plus par convention sociale qu’autre chose.

Que vaut le design de l’iPhone X (écran, poids, prise en main) ?

Mickaël

Après plusieurs générations d’iPhone aux formes de savonnette, l’iPhone X a fait souffler un vent de fraîcheur et de renouveau qui était plus que bienvenu. Apple réussit le tour de force de proposer un design original qui rend un hommage appuyé aux deux plus beaux iPhone de l’histoire : le modèle d’origine et surtout l’iPhone 4 et sa conception « sandwich », deux plaques de verre encadrant un châssis métallique.

L’iPhone X s’accorde parfaitement avec l’Apple Watch en acier inoxydable, je dois dire que l’ensemble pète la classe dans les soirées en ville. Mais ce qui frappe surtout, c’est bien sûr l’écran : finalement débarrassé du bouton d’accueil, Apple peut se permettre d’en mettre plein la vue avec un splendide écran OLED très lumineux et coloré (on évitera de le regarder trop de biais pour éviter les couleurs délavées…).

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Les bordures ne sont pas aussi fines que le constructeur veut bien les présenter, mais je les trouve presque rassurantes : elles servent à délimiter parfaitement le contour de l’écran et on sait ainsi où on doit poser les doigts. Ce n’est pas le cas du Galaxy S8+ de la rédaction : je le tiens toujours avec des pincettes de peur de mettre les doigts là où il ne faut pas.

Quant à l’encoche… Quelle encoche ? Elle se fait oublier dans les trois minutes après la premier lancement de l’appareil. En revanche, l’iPhone X n’est pas spécialement bien adapté à un usage au format paysage : il y a de l’espace perdu sur les bords. Et la lecture vidéo a le séant entre deux sièges : soit des bandes noires de tous les côtés, soit un recadrage qui n’est pas spécialement harmonieux. Le ratio inédit (19,5:9) choisi par Apple facilite l’usage à une main en mode vertical, mais il est guère usité dans les vidéos.

La chose que j’apprécie le plus finalement dans ce nouveau design, c’est la rondeur des angles. Cela confère à l’iPhone X une chaleur que les iPhone aux écrans à angles droits sont incapables d’offrir. Ce côté « organique » est aussi la raison pour laquelle j’aurais bien du mal à retourner à un modèle classique.

Nicolas

Après trois ans passés avec un iPhone « Plus », c’est le plus gros argument en faveur de l’iPhone X : c’est un grand modèle dans le corps d’un standard. En matière de prise en main, c’est un sans faute pour moi, j’ai à peu près le même affichage qu’avant dans un appareil qui tient mieux en main et surtout, qui est nettement plus simple à manipuler à une main.

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Sur le plan ergonomique, il y aurait matière à critiquer, mais davantage du côté logiciel que matériel. L’encoche, maintes fois critiquées à sa sortie, ne m’a jamais gêné. Je n’utilise quasiment jamais l’iPhone X en mode paysage, ce qui aide à l’oublier, certes.

Un mot sur l’écran OLED, pour reconnaître que la différence est moins spectaculaire qu’escompté. Contrairement à Samsung, Apple a opté pour un profil réaliste, mais c’est aussi moins bluffant à l’usage. J’aime beaucoup True Tone, mais c’est un autre facteur qui réduit les différences entre l’iPhone X et les autres modèles. En revanche, toutes les apps qui proposent un mode sombre optimisé OLED, comme iGeneration d’ailleurs, sont bluffantes la nuit tombée.

Christophe

J’ai toujours eu un faible pour les petits modèles. Alors forcément, ce modèle est le meilleur des deux mondes pour moi : un écran de phablette dans un corps de smartphone. Parfait de ce point de vue. En plus, l’écran est formidable.

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L’objet en lui-même est magnifique. Mais les compromis sont hélas nombreux. Quitte à poursuivre la comparaison entre les smartphones et les phablettes, j’aurais préféré qu’il ait le poids des premiers cités. Avec 174 grammes au compteur, on est beaucoup plus proche des seconds. C’est dommage, mais on ne tiendra pas rigueur à Apple de ce point, ne serait-ce parce que l’autonomie est au rendez-vous.

Le mot « précieux » revient souvent pour qualifier un iPhone. Cela n’a jamais été aussi vrai que pour ce modèle. Certes, il est joli, mais apparemment tellement fragile. Résultat, la plupart des modèles que j’ai vu en circulation sont équipés à la fois d’une coque et d’un écran de protection. Ce qui au passage fait augmenter le poids de l’ensemble. Bref, il est tellement emmitouflé que d’une certaine manière, son design se remarque assez peu.



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